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JM

 

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Le 5 mars et après ?


Une évidence s'affirme de plus en plus clairement : l'accord signé le 11 janvier dernier est un accord scélérat et minoritaire !

Il s'agit d'une nouvelle déclaration de guerre contre le monde du travail et comme l'indique le syndicat de la magistrature, c'est un nouveau modèle au service de la sécurisation du licenciement pour le patronat, le mettant à l'abri de tout recours juridique des salariés et des organisations syndicales.

Avec une loi appliquant cet accord, la lutte exemplaire des Goodyear d'Amiens faisant condamner 5 plans sociaux n'aurait pu empêcher la fermeture de l'entreprise durant 5 années.

Et c'est précisément cela que patronat et gouvernement socialiste veulent contourner ! Car c'est de cela que les patrons veulent être débarrassés : ils veulent avoir totalement les mains libres pour délocaliser, licencier, restructurer sans être entravés par la loi ou le code du travail !

Ce 5 mars organisé en commun par la CGT et FO non signataires de l'accord (soutenus par la FSU et solidaires) est un premier pas dans la résistance à cette offensive.

Mais cela suffira-t-il ?

Certes, il peut être utile de peser sur les députés pour empêcher la transcription de cet accord dans la loi ! Thierry Lepaon fait état d' " un travail auprès des parlementaires " pour " décrypter ce projet de loi ", et affirme que les parlementaires " sont sensibles à nos arguments. "

Ne sous-estimons pas l'ampleur du mouvement nécessaire : le gouvernement, François Hollande, le MEDEF comme la droite, ont fait de la signature de cet accord un enjeu " historique " ! Il s'agit aussi pour le gouvernement français d'appliquer les directives européennes de « réformes de marché du travail » pour aggraver la précarité des salariés, à flexibiliser davantage le marché du travail au nom de la compétitivité des entreprises .

Pour les parlementaires et particulièrement les parlementaires socialistes, ne pas transcrire dans la loi le contenu de l'accord du 11 janvier, c'est en fait désavouer les signataires et la politique d'euro-rigueur et de " dialogue social " du gouvernement lui-même !

Aucune illusion donc et le danger est bien sûr immense que soient adoptées des modifications secondaires qui ne remettent pas en cause la logique essentielle de cet accord !

Pour les travailleurs, l'essentiel sur cette question comme sur l'ensemble des revendications réside dans la capacité d'action et de résistance. Il n'y a pas d'accommodement possible entre les intérêts populaires et la politique unique menée, au nom de la « dette » ou de l'Euro, pour le profit maximum des grands groupes capitalistes.

L'essentiel réside donc dans l'ampleur du mouvement que nous allons être capables de développer !

C'est pourquoi nous renouvelons - au-delà de cette journée du 5 mars - la proposition d'organiser un immense rassemblement national devant l'Assemblée, le jour où cette question viendra en débat, vraisemblablement au mois d'avril !

Source: Front Syndical de Classe

 

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Alliance de crasses

François Ruffin

27 février 2013

« La fin du CDI » ? Il y a un an, les financiers en rêvaient. Aujourd'hui, Hollande le fait. Avec la bénédiction de la CFDT.

Le vendredi 11 janvier au soir, le Médef et la CFDT signent un « accord sur l'emploi ». « Un tournant majeur du quinquennat de François Hollande », salue Libération, « une première victoire sur la scène nationale », une « négociation [qui] apporte une bouffée d'air au dialogue social dans un pays au bord de l'asphyxie », etc.

Laurence Parisot, aux anges, déclare que « ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales », que c'est un « accord historique parce que son contenu est profondément innovant, parce qu'il couvre un champ très large de la vie du travail, de la vie sociale, parce qu'il va transformer la gestion des ressources humaines ».

Pourquoi la patronne des patrons jubile-t-elle ainsi ? Parce que ce texte va « déjudiciariser la procédure de licenciement ». Et donc les faciliter. Ce qui est une priorité, c'est logique, dans un pays qui compte – officiellement – plus de trois millions de chômeurs, plus 10% en un an.

Je repense, alors, à Nicolas Doisy

C'est le « chief economist » de Cheuvreux, une société de courtage qui conseille 1 200 « investisseurs institutionnels », des fonds de pension anglo-saxons. Nous l'avions rencontré l'an dernier, juste avant la présidentielle. Dans notre journal (n°55), à la radio avec Là-bas si j'y suis et en vidéo avec Les Mutins de Pangée, nous avions fait connaître « le plan de bataille des financiers ».

Dans une note, il prédisait :

« La nécessité d'une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d'une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l'une sans avoir l'autre. Avec l'Allemagne qui a libéralisé son marché du travail récemment (et l'Espagne et l'Italie qui suivent maintenant), François Hollande n'aura guère de choix. »

A l'oral, il se montrait plus précis :

« Aujourd'hui, le modèle français, le modèle du fameux CDI, est en train d'arriver en bout de course. Le CDI tel que nous l'avons connu, nous ne le connaîtrons plus, normalement. Le prochain président de la République, quel qu'il soit, va devoir faire ce travail », « permettre une plus grande flexibilité », « réduire substantiellement un grand nombre de garanties dont bénéficient les titulaires de CDI », etc.

Ce samedi 12 janvier au matin, me vient cette curiosité : était-il aussi satisfait que le Médef ? Je l'appelle et laisse un message à sa secrétaire.

Je lui envoie un courriel, aussi :

« Est-ce que l'accord sur la “flexisécurité” correspond bien à vos attentes sur “la fin du CDI, tel qu'on le connaît” ? La présidence de François Hollande, dans l'ensemble, répond-elle à vos attentes ? »

Il m'adresse une assez longue réponse. Mais mentionne – en majuscules :

« JE NE SOUHAITE PAS QUE CES LIGNES SOIENT REPRISES D'UNE QUELCONQUE FACON DANS UN QUELCONQUE MEDIA OU SITE INTERNET ».

On résumera donc : il est content. C'est un pas dans la bonne direction. Même si, d'après lui, il faut encore aller plus loin.

Je repense, aussi, à Corinne Gobin

C'est une politologue belge, qui étudie, notamment, le discours de la Confédération européenne des syndicats (CES) – dont la CFDT est un membre historique.

En visite à Bruxelles, elle m'avait expliqué d'où venait tout ce baratin de « dialogue social » et de « partenaires sociaux ». Ça date des années 80, de Jacques Delors, un chrétien « de gauche », proche de la CFDT. Et là, je recopie un extrait de ses publications scientifiques :

« De nombreuses stratégies furent déployées par la Communauté européenne en vue de créer un large soutien au projet de “Marché unique”. » Et notamment « un nouveau lexique qui accompagnait, décrivait, justifiait et donnait sens au projet de “grand marché”. » Ainsi de « dialogue social, partenaires sociaux, cohésion sociale, dimension sociale du marché intérieur, Europe sociale, modèle social européen »...

Ces mots, et les idées qu'ils portent, d'abord lancés par la Commission, ont essaimé dans le discours syndical. à son congrès de 1985, la CES résistait encore : son rapport d'activité stipulait que la Confédération n'était pas prête « à se laisser imposer une politique de régression systématique, que ce soit sous les vocables de flexibilité, de compétitivité ou tout autre terme qui peut encore être inventé ». Et, de fait, toutes ces expressions étaient totalement absentes des résolutions. Dix ans de delorisme plus tard, en 1995, ces « vocables » sont adoptés, les délégués de la CES en ont plein la bouche : « compétitivité » (11 fois), « flexibilité » (7 fois), « partenaires sociaux » (24 fois), « dialogue social » (10 fois), « cohésion » (9 fois)… Et la « politique de régression systématique » semble se répandre :

« Le rôle de l'Union, explique la résolution générale de la CES, doit être de stimuler l'essor et la modernisation de l'industrie et des services européens en renforçant leur compétitivité et en recherchant la qualité globale. » Une décennie : de l'hostilité à l'acceptation, le chemin ne fut pas si long. « Et le pire, sans doute, conclut la chercheuse, c'est que ces raisonnements, ce lexique, ces reculades se propagent depuis la CES jusque dans ses syndicats membres. Vous allez retrouver, dans les discours de la CFDT, de FO, le vocabulaire de la Commission : formation tout au long de la vie, partenaires sociaux, etc. »

Je repense, enfin, à Jean-Claude Feite

C'est un ancien militant de la CFDT à Longwy, du temps où coulait l'acier. Quand je passe chez lui, il cite souvent cette phrase, avec une fureur lassée : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. »

C'est une maxime de Jacques Chérèque, un « ouvrier devenu ministre », comme le titre le bulletin de la CFDT, et sa carrière fulgurante renseigne sur l'éternelle prime aux renégats. Ce cadre cédétiste a vécu Mai 68, en Lorraine, comme « une partie de plaisir, la fiesta partout, la grande euphorie démocratique » – nous informe son autobiographie. Permanent de la CFDT, il participe, en 1973, à « l'affaire Lip », pendant laquelle les ouvriers occupent leur usine et prennent en charge la production. « L'autogestion est le thème à la mode », commente-t-il. Mais à la fin des seventies, la « mode » bouge et Jacques Chérèque avec : dans sa région, contre une CGT combative, il se fait le chantre du « réalisme », de la « restructuration », « des solutions de remplacement ».

Et là, en 1984, « coup de théâtre » écrit le périodique (mais en est-ce vraiment un ?) : le voilà préfet délégué pour le redéploiement industriel en Lorraine, nommé par Laurent Fabius. Les grands esprits se rencontrent. Quatre ans plus tard, sous Rocard, il est promu secrétaire d'état à l'Aménagement du territoire et à la Reconversion industrielle. Avec les résultats qu'on sait pour la « reconversion industrielle ». En revanche, côté « reconversion personnelle », tout se passe bien : il sera élu conseiller général et conseiller régional, socialiste ça va de soi. Son fils François a pris la relève.

Aussitôt signé « l'accord sur l'emploi », Chérèque junior entre au service du gouvernement, intègre l'Inspection générale des affaires sociales, hérite d'une mission sur la pauvreté. Juste rétribution, pour services rendus à ses alliés socialistes.

Une belle leçon pour les travailleurs : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis je m'en charge »...

source: Front Syndical de Classe

 

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La république est UNE ET INDIVISIBLE !

NON aux projets délétères de l'Union européenne et du gouvernement !

Par les Club penser la France ( CPF ), le Mouvement politique d'émancipation populaire ( M'PEP )

et le Pôle de renaissance communiste en France ( PRCF ).

Le 3 mars 2013.

Confortée et approfondie par les acquis de civilisation de la Résistance et de la Libération, la République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort . Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l'unité territoriale de la Nation et l'égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l'actuelle « construction » européenne , et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l'Europe des régions.

Ces deux objectifs affichés par les eurocrates sont en effet tournés contre la souveraineté, l'unité territoriale et l'existence même des États constitutifs de l'Union européenne (UE) . À l'arrière-plan des décisions préparées à Paris, on trouve la situation très inquiétante de l'ensemble de l'Europe occidentale : outre les politiques d'austérité qui, sous couvert de sauver l'euro, plongent les peuples dans la misère et marginalisent une part croissante de la population, des processus sécessionnistes inquiétants s'approfondissent en Belgique, en Espagne, en Italie, voire au Royaume- « Uni ». Il est difficile de croire que si ces processus vont à leur terme dans les pays voisins, favorisant l' « évaporation » déjà avancée de la Belgique et de l'Espagne, notre pays sortira indemne de cette balkanisation rampante du sous-continent.

C'est dans ce contexte qu'il faut examiner les projets délétères que sont l'Acte III de la décentralisation, la ratification promise par François Hollande de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » et le référendum régional prévu le 7 avril 2013 visant à instituer l'Alsace comme « région d'Europe » tournée « vers l'espace germano-suisse ».

Faut-il s'étonner si le MEDEF se félicite des évolutions institutionnelles en cours ? Il en est l'inspirateur direct puisque, dans son manifeste intitulé « besoin d'aire », Mme Parisot se prononce pour la « reconfiguration des territoires », pour de « nouveaux transferts de souveraineté » de l'État vers Bruxelles et vers les euro-régions dans le cadre des futurs « États-Unis d'Europe », sans oublier l' « Union transatlantique » , dont le président Obama a annoncé le lancement dans son « Discours sur l'état de l'Union ».

C'est pourquoi, attachés au progrès social, à la souveraineté des nations et à la coopération internationale entre peuples souverains, le M'PEP, le PRCF et les Clubs « penser la France », appellent ensemble avec vigueur à :

1°) Rejeter dans son principe même l'Acte III de la décentralisation que prépare le gouvernement . Certes, on peut approuver l'objectif d'une déconcentration des décisions administratives et de la décentralisation quand cela peut réellement favoriser la démocratie locale. Mais le démontage institutionnel qu'on nous prépare est d'une autre nature. En effet, la nouvelle étape de la décentralisation proposée par MM. Hollande et Valls vise à dessaisir encore davantage l'État-nation en un moment où il est déjà réduit à la portion congrue par la mise en tutelle de la France sur les plans monétaire et budgétaire. L'Acte III de la décentralisation vise en effet à majorer le pouvoir déjà démesuré des « présidents de région » (sic), à leur permettre de moduler la loi républicaine, à leur donner de nouvelles compétences socio-économiques, à faciliter la création de « régions transfrontalières » effaçant les frontières d'État, à dialoguer directement avec Bruxelles en court-circuitant Paris, à inscrire les régions dans une « concurrence libre et non faussée » entre territoires français au seul avantage des sociétés transnationales .

C'est la porte ouverte au moins-disant social entre territoires , à l'évaporation de la laïcité républicaine sur le « modèle » de l'Alsace-Moselle, au délitement final des services publics d'État, de la Sécurité sociale, des caisses de retraite nationales et du « produire en France » puisque les nouvelles féodalités régionales directement connectées sur Bruxelles réguleront de plus en plus le développement économique, donc à termes les négociations entre employeurs et salariés. Le grand patronat soutient ces projets antinationaux. Il en espère la mort des conventions collectives, des statuts, du secteur public, du SMIG, du baccalauréat national et des diplômes universitaires d'État. Bref, c'est une accélération stratégique de la liquidation de l' « exception française » héritée de 1789-93 et de 1945-47, avec à la clé une marche précipitée à la privatisation générale des activités.

Quant au projet de métropolisation du territoire, il liquiderait ce qui subsiste des Communes et des départements – cet héritage de la Révolution française . Il aggraverait les déséquilibres territoriaux, diminuerait l'offre de services publics, étranglerait la ruralité, rendrait encore plus difficile la vie quotidienne de nos concitoyens – notamment de ceux qui sont d'origine populaire – en les obligeant à des déplacements de plus en plus importants pour se soigner, s'éduquer, traiter leurs affaires administratives ou pour se ravitailler. Car c'est la suppression d'un maximum de services de proximité qui est prévue pour « faire des économies d'échelle » au détriment des citoyens tout en maximisant le retour sur investissements des grandes entreprises .

2°) Refuser la Charte européenne des langues régionales et minoritaires . Il ne s'agit évidemment pas de mépriser les langues régionales, ce patrimoine culturel indivisible de la nation qu'il faut enseigner dans le cadre de l'Éducation nationale tout en revalorisant fortement l'enseignement du français, « langue de la République » aux termes de la Constitution. Mais il faut refuser que les langues régionales ne servent de prétexte à la division ethnicisante des territoires, au désétablissement de fait du français, à la destruction de fait du statut de la fonction publique (ce sera le cas quand un fonctionnaire ne pourra plus être nommé dans la région dont il ne parle pas la langue régionale), à une montée en puissance dangereuse des mouvements sécessionnistes et irrédentistes sur les frontières du pays. Et aussi à une officialisation rampante du « tout-anglais » promu par l'UE et par le MEDEF au détriment des langues nationales des pays d'Europe . Le tout-globish envahit toute l'Europe. C'est le moment choisit par Geneviève Fioraso, la ministre de l'Enseignement supérieur, pour démanteler de fait la loi Toubon à l'université pour étendre l'enseignement en anglais. Les défenseurs républicains des langues régionales doivent faire cause commune avec la défense de la francophonie – si menacée du Québec aux communes francophones de la région de Bruxelles – contre l'imposition à l'Europe d'une langue unique, facteur de discriminations linguistiques, de pensée unique et de destruction de la diversité culturelle européenne et mondiale.

3°) Appeler nos compatriotes alsaciens à voter non ou à boycotter le référendum régional du 7 avril 2013 portant fusion des trois collectivités publiques alsaciennes. Le but réel de cette consultation régionale est d'autonomiser l'Alsace par rapport au reste de la France, à la placer dans l'orbite de l'économie allemande, à lancer le mouvement d'autonomisation des euro-régions de France vers l'isolement, le cavalier seul et la mise au rebut des lois laïques de 1905. Le but est de dénationaliser des territoires rendus autonomes et en concurrence avec tous les autres. Le but est de continuer à démanteler le pouvoir des parlements nationaux, par en haut avec les traités de l'Union européenne, et par en bas avec la création d'euro-régions. C'est la démocratie et la République qui sont en cause.

Nous appelons à la constitution de « Brigades républicaines » . Elles seront composées de volontaires qui agiront sur le terrain pour faire rejeter ce référendum.

C'est une reconstruction de l'unité territoriale de la France qui est nécessaire. Par la reconquête de la souveraineté du pays dans les domaines politique (sortie de l'UE), monétaire (sortie de l'euro), militaire (sortie de l'OTAN) et économique (sortie de l'OMC et du FMI). C'est ainsi que notre peuple pourra réindustrialiser son territoire, rééquilibrer sa balance commerciale, résorber le chômage de masse, développer tout le territoire national de manière harmonieuse, coopérer avec les autres peuples sur la base de nouveaux traités progressistes internationaux, liquider la domination mortifère des « marchés financiers », reconstruire les services publics d'État et la protection sociale, préserver la fonction publique territoriale… En un mot construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle .

 

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28 février 2013

 

La disparition de Stéphane Hessel

(source : Humanité du 28 février)

 

L'Huma titre "l'indigné" à la une et en page intérieure "un homme libre est mort" faisant référence à son pamphlet "Indignez-vous" et au parcours atypique de Stéphane Hessel. Malgré tout le respect que l'on doit à cet homme, résistant, corédacteur de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, je reste très sceptique à propos de certaines de ses positions contraires à l'esprit qui a animé la Résistance et à l'émanation de celle-ci avec le programme du Conseil National de la Résistance.

Mon propos est étayé par ce qui s'est passé aux Glières en 2011 avec dans son discours à la foule une incitation à voter Nicolas Hulot, puis à présenter l'Union Européenne comme la panacée universelle bref "un homme libre" certes, mais libre de raconter des conneries !

Face à la presse (voir sur ce site) ses détracteurs lui ont fait comprendre que le programme de l'Union Européenne est antinomique avec celui du Conseil National de la Résistance puisque l'Europe détruit tous ses acquis, que le titre de son pamphlet aurait mérité "Révoltez-vous" au lieu d' "Indignez-vous" l'indignation étant insuffisante face au rouleau compresseur du Capital qui met à la rue la Classe ouvrière (ce qui se passe aujourd'hui avec Continental, Fralib, Goodyear, PSA, Florange etc. nous donnent raison).

Nous avons même découvert un homme révolté et agressif parce qu'une dame de l'assistance démontrait que l'Europe est responsable de nos problèmes actuels.

Il se prétendait homme de gauche alors, si voter Hollande était la solution à son problème, la Classe ouvrière en rébellion aujourd'hui, qui aura du mal à vivre 95 ans dans un tel marasme, est en train de démontrer qu'il existe une vraie gauche qui n'a rien à voir avec la politique mièvre et aux ordres du capital de son mentor, et il fort dommage qu'il ne le voit pas.

J.MAGNIN

 

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26 février 2013

TOUS LES CHEMINS MÈNENT A ROME.

ET DÉTOURNENT DE BRUXELLES !

Bien entendu, nul ne peut se réjouir que Berlusconi revienne sur le devant de la scène en Italie, malgré son bilan de faillite, ses comportements fascisants, son alliance mortifère avec les séparatistes de la Ligue lombarde.

Quant à la percée du comique Beppe Grillo, elle est pour le moins équivoque tant le populisme de ce personnage est objectivement ambigu.

Il reste que Monti, le proconsul européen, est écrasé et que l'UE aura plus de mal désormais à imposer ses prétendues « solutions techniques » en débarquant dictatorialement un gouvernement national élu.


Il reste que le Parti démocrate, l'avatar social-libéral de feu le PC italien muté et archi-muté, n'aura pas la majorité absolue au congrès des parlementaires.

Il reste que les Italiens ont dit massivement non à l'austérité et au sauvetage à tout prix de l'euro et que, même si cela fait pleurer M. Bernard Guetta, l'ayatollah de l'Europe sur France-Inter, la « construction » européenne est de plus en plus massivement rejetée par les peuples, et d'abord par la classe ouvrière.

Bref, malgré ses limites qualitatives très préoccupantes - qui sont avant tout l'effet de l'absence d'un vrai parti communiste (le PCI a été dénaturé puis liquidé par les D'Alema, Napolitano et autres antisoviétiques et anti-léninistes de choc dans les années 89/91) - le vote des Italiens est un séisme politique comparable au Non français de 2005 à la constitution européenne .

Il reste que pour éviter aux peuples de se laisser étrangler par la tenaille des partis maastrichtiens et des partis d'extrême droite, il faut partout reconstituer de grands PC marxistes et léninistes , de larges front anti-monopolistes et patriotiques visant clairement à sortir les pays d'Europe du MOUROIR que sont l'euro, l'UE et l'OTAN.

Quant au PRCF il appelle tous les communistes à s'unir sur des positions radicalement euro-critiques afin de rendre l'espoir à la classe ouvrière en lutte. Il poursuit également son combat pour forger un large front populaire et patriotique qui sortira notre pays de l'UE, brisera l'étau formé par le Parti maastrichtien unique (UMP, Centre et PS) et par l'extrême droite xénophobe, et qui permettra à notre peuple de reprendre sa route séculaire vers la République sociale, indépendante et fraternelle.

Commission internationale / 26 février 2013

 

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Source : Humnité-Dimanche

 

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25 février 2013

LETTRE DU PRCF AUX SÉNATEURS ET DÉPUTÉS

SUR LE RÉFÉRENDUM RÉGIONAL DE FUSION

DES DÉPARTEMENTS D'ALSACE DU 7 AVRIL 2013

Les anciens parlementaires français

Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale, ancien vice-président de la commission des Affaires étrangères,

Pierre Pranchère, ancien député de Corrèze, ancien parlementaire européen, C.V. de la Résistance.

Auxquels se joignent

Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d'honneur, grand mutilé de guerre, président de Carmagnole-Liberté (amicale d'anciens FTP-MOI), Médaille de la Résistance, président du PRCF,

Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du PRCF, Georges

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de Résistant,

Annie Lacroix-Riz, historienne, petite-fille de déporté,

Hermine Pulvermacher, ancienne secrétaire générale du groupe communiste à l'Assemblée nationale,

Au titre du PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE  (PRCF)

À MMES ET MM. LES SÉNATEURS ET LES DÉPUTÉS,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Le gouvernement a autorisé la tenue le  7 avril 2013 d'un  référendum régional de fusion des départements et de la région d'Alsace avec de larges transferts de compétences de l'Etat et donc du Parlement. Il s'agit nommément de faire de l'Alsace une « région d'Europe » ; une région tournée, aux dires de certains des promoteurs du projet, « vers l'espace germano-suisse ».

Pourquoi cette hâte ? Sans doute pour tenter de couper court à une vague de refus sans précédent face à une entreprise visant à  démanteler la République une et indivisible,  pour favoriser l'Europe des régions dans le cadre d'un « saut fédéral européen » que repousse notre peuple, lequel a catégoriquement rejeté la constitution d'une Europe supranationale lors du référendum du 29 mai 2005. Référendum qui découlait de l'article 3 de la Constitution qui stipule que  la "souveraineté nationale appartient au peuple". Le non respect par la suite de ce résultat étant de fait une violation de la souveraineté du peuple. Cette euro-« länderisation » de la France est une aberration à l'heure où la récession qui menace, le chômage de masse qui monte et le lien social et national qui se délite, exigent au contraire que notre pays affirme sa souveraineté politique et son unité républicaine territoriale pour porter  un effort global et nationalement planifié de ré-industrialisation.

D'autant que ce référendum régional alsacien n'est que la partie émergée d'un vaste plan portant atteinte à l'unité territoriale des Etats constitutifs de l'Europe. Comment ne pas faire le lien entre l'abandon, dans le dos du peuple français, de la « République une et indivisible » héritée de Valmy (donc des généraux révolutionnaires alsaciens Kellermann et Kleber), et  les processus d'éclatement en cours en  Belgique (sécession de fait de la Flandres avec de graves pressions annexionnistes sur la zone francophone de Bruxelles, en  Espagne , avec les projets de référendums sécessionnistes de  Catalogne et du  Pays basque, en  Grande-Bretagne, avec le projet de référendum sécessionniste de l' Ecosse, voire du  Pays de Galles, voire en  Italie, où la Ligue du nord relance ses projets séparatistes avec la caution de Silvio Berlusconi ?

Bien entendu, nous ne soupçonnons pas une seconde les Alsaciens, dont le patriotisme français et républicain est hors de doute, de vouloir briser le cadre national. Mais nous n'avons pas la même bénignité à l'endroit des politiciens de cette région, pas plus qu'envers le  MEDEF, qui appelle ouvertement - pour briser les conventions collectives, les statuts nationaux, etc. - à « reconfigurer les territoires » et à «  transférer plus de souveraineté » vers notre « nouvelle patrie :  les Etats-Unis d'Europe ». Comment ne pas voir que derrière ce type de référendum, qui est destiné à créer un préalable, peut se mettre en route une dangereuse réaction en chaîne qui défera rapidement, sous la pression de l'Union européenne en mal d'Empire et de son  directoire germano-américain (projet d' «  Union transatlantique » annoncé par M. Obama dans son « discours sur l'état de l'Union »), ce qu'a construit dans la douleur l'histoire séculaire de notre pays : l'unité territoriale de la France.

Nous refusons en effet la myopie politique qui consisterait à ne voir dans le référendum alsacien qu'un acte isolé. Nous avons en mémoire le livre scandaleux de  Jean-Paul Huchon, président « de la région » Ile-de-France, qui constitue une véritable  déclaration de guerre à la nation. Nous savons que se prépare un «  Acte III de la décentralisation » qui va encore davantage déposséder la nation de sa souveraineté au profit des euro-régions - quelquefois « transfrontalières » -, et qui va encore davantage priver les communes, cet héritage du plus profond de notre histoire démocratique, de ce qui leur reste de prérogatives au profit des « métropoles » européennes. Nous constatons aussi que  le gouvernement prépare la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires qui, sous le couvert de défendre les langues régionales (un objectif que nous partageons mais qui doit être poursuivi dans le cadre de l'Education NATIONALE et sans porter atteinte à l'officialité de la langue française), vise à ethniciser le territoire, à mettre en cause la fonction publique et son statut, à  désétablir le français (« langue de la République » au titre de l'article II de la Constitution) alors que s'étend chaque jour sur notre territoire  l'emprise du tout-anglais impérial poussé par le grand patronat et promu par l'Union européenne.

Bref, si l'on met bout à bout tous ces éléments, on s'aperçoit qu' un projet global et cohérent se met en place pour défaire la nation républicaine, pour accompagner la  destruction des acquis sociaux en défaisant le cadre institutionnel national qui fut celui de toutes les conquêtes du peuple français de 1789 aux avancées de la Libération, installer sans le dire  un Empire européen des régions qui sera facilement dominé par le pays économiquement dominant et plus encore par les banques et les sociétés transnationales usant du vieux principe « diviser pour régner ».

Nous ne pouvons croire que ceux qui, au parlement, se réclament de  l'héritage patriotique et progressiste de la Commune de Paris et des FTP, ceux qui revendiquent l'héritage patriotico-internationaliste de Jaurès, ceux qui affichent leur fidélité à l'homme du 18 juin préconisant que  dans un monde où l'interdépendance est désormais la loi, chaque peuple puisse se développer suivant son génie propre et sans subir ni oppression politique ni économique, puissent tous  laisser passer sans réagir un tel attentat contre la nation. Car si cela se produisait, des jours sombres attendraient notre pays. Et dans l'immédiat, l'extrême droite profiterait certainement de cette situation d'euro-balkanisation de la nation pour dévoyer le sentiment patriotique dans l'impasse mortifère du racisme et de la xénophobie d'Etat.

L'organisation des pouvoirs publics ne peut être décidée que globalement et par le peuple souverain. C'est pourquoi l'élection d'une  Assemblée constituante est de plus en plus nécessaire, ainsi que la  rupture de la France avec une « construction » européenne qui n'est favorable qu'aux actionnaires du CAC 40, mais qui détruit notre pays sur l'autel de  la funeste monnaie unique.

Il est donc important pour nous, anciens résistants ou fils de Résistants, militants, citoyens et électeurs qui considérons que  les valeurs du CNR et de son programme "les Jours Heureux" sont aujourd'hui d'une brûlante actualité, de connaître votre sentiment sur ce référendum ainsi que sur la réforme territoriale projetée par le gouvernement. Pour s'opérer en douceur (pour l'instant !),  l'assassinat de la nation républicaine n'en est pas moins un crime d'Etat.

Croyez, chers concitoyens, à la vigilance démocratique et patriotique de ceux qui n'ont pas oublié le sacrifice patriotique du passé et qui restent fidèles au grand avenir populaire et progressiste de notre grand peuple, et tout particulièrement à  l'avenir républicain et français de nos chers concitoyens alsaciens.

Georges Hage - Pierre Pranchère - Léon Landini - Jean-Pierre Hemmen - Georges Gastaud - Annie Lacroix-Riz - Hermine Pulvermacher

Le 25 février 2013

 

Soure : PRCF

 

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21 février 2013

 

SOUTIEN DU PRCF A LA PROPOSITION DE RÉSOLUTION

DU DÉPUTÉ COMMUNISTE J.J. CANDELIER

POUR LA DÉFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE

Interview de Georges GASTAUD sur France Bleu, le 21 février 2013

http://www.francebleu.fr/infos/l-invite-de-la-redaction-de-france-bleu-nord/une-commission-d-enquete-parlementaire-contre-les-derives-linguistiques

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Le 21 février 2013 - Le PRCF au député du Nord Jean-Jacques Candelier

Cher camarade Jean-Jacques Candelier,

Au nom du Pôle de Renaissance Communiste en France, je vous apporte le soutien chaleureux de notre organisation pour la proposition de commission d'enquête parlementaire dont vous avez pris la courageuse initiative avec d'autres députés du PCF et du front de gauche, tout en regrettant vivement que certains de vos camarades aient cru bon de retirer leur signature face aux contre-attaques d'ennemis de la langue française et de la République, une et indivisible, travestis en amis des langues régionales.

Une politique sournoise d'anglicisation de la France est mise en place par l'Union européenne et le MEDEF dans le cadre du démontage programmé de l'Etat-nation (« saut fédéral européen », marche à l'Europe des régions, ratification envisagée de la Charte européenne des langues minoritaires et régionale - visant à désétablir le français en tant que « langue de la République » -, métropolisation des territoires, acte III de la décentralisation, prochain référendum d'ultra-régionalisation de l'Alsace, etc.).

Il est essentiel que notre peuple impose un débat démocratique sur la politique linguistique de notre pays alors que Mme FIORASO, ministre de l'enseignement supérieur, a entrepris d'en finir de facto avec l'application de la loi Toubon à l'université.

Que le peuple prenne la parole pour ne pas se laisser couper la langue !

La défense de la langue de Molière, d'Aragon et de Victor Hugo, est indissociable du combat patriotique et progressiste pour la diversité des langues et des cultures menacée par le tout-anglais dans le monde entier, mais aussi pour la continuité des acquis sociaux, laïques et démocratiques sur notre propre sol.

Le PRCF salue votre initiative et appelle tous les démocrates véritables à vous soutenir dans ce combat lamentablement censuré par les grands médias dont le français est censé être l'outil de travail n°1.

Fraternellement,

Pour le PRCF, Georges Gastaud secrétaire national.

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http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0665.asp

N° 665 - ASSEMBLÉE NATIONALE - CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 - QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 4 février 2013.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d'une commission d'enquête sur les dérives linguistiques actuelles en France, chargée de proposer des mesures de défense et de promotion de la langue française,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l'éducation, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

Présentée par Madame et Messieurs Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX, André CHASSAIGNE, Marc DOLEZ et Jacqueline FRAYSSE, député-e-s.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Selon l'ancien vice-président du MEDEF (magazine Challenges du 28 janvier 2010), dans la configuration du capitalisme mondialisé, «  le seul enjeu qui compte » est «  que le site de production France soit attractif, compétitif, accueillant, business friendly ». Dans la même veine, dès son intronisation le président de Businesseurope annonça qu'il ne s'exprimerait plus qu'en anglais, «  la langue des affaires et de l'entreprise ».

Ces déclarations patronales n'ont rien d'anodin. Sous un masque de pseudo-modernité, elles révèlent une entreprise visant à imposer aux peuples une culture unique, l' «  American way of life », et une langue unique, le «  Business English ». Mobilisant d'énormes ressources financières, médiatiques, institutionnelles, voire militaires, l'impérialisme anglo-américain, les institutions de la mondialisation néolibérale (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC.), l'Union européenne et leurs Gouvernements « nationaux » inféodés, le patronat, la finance et les transnationales mettent tout en ouvre pour marginaliser et éradiquer les langues et les cultures nationales et locales.

Le linguiste Claude Hagège nous alerte sur le danger mortel encouru par notre langue dans son Dictionnaire amoureux des langues , dans lequel le français est placé sur la liste des langues menacées. L'académicien et philosophe Michel Serres, quant à lui, note avec amertume qu' «  il y a désormais plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation ». L'enseignement de l'anglais se développe dans les écoles maternelles et les crèches, dès l'âge de deux ans. Or, comme l'ont souligné des linguistes, l'apprentissage précoce des langues étrangères représente un risque s'il débute avant que la langue maternelle ne soit stabilisée, c'est-à-dire avant un âge qui se situe entre six ans et huit ans.

Le risque est-il si grand ? Le quotidien régional La Voix du Nord , dans son édition douaisienne du 2 juillet 2010, citait le titre d'une affiche de commerçants pendant les soldes (« La battle des prices ») et s'alarmait que «  tout doit disparaître » en matière de langue française.

De fait, les exemples du basculement au « tout-anglais » ne manquent pas :

- L'office statistique européen Eurostat ne publie plus qu'en anglais ;

- Le milieu petit-patronal met en avant le « Made in France » et le label « PME Inside ». On parle de « Spacebox », de « Freebox », de « Livebox » ou d' « Xbox » pour vendre les produits les plus divers de la société de consommation et on compte parmi les titres récemment parus de la presse « Books », « Girls », « Men's Health », « Envy », pour ne citer que ce florilège ;

- De plus en plus de maires nomment leurs centres commerciaux « trade center ». Les grandes surfaces Auchan et Carrefour substituent sans consultation les dénominations « Simply Market », « Carrefour City », « Carrefour Market » et « Carrefour Discount » aux anciennes dénominations, certainement pour répondre au slogan du MEDEF « Ready for the future », et des stratégies d'entreprises prennent des noms anglais, comme le plan de casse sociale « Transform 2015 » d'Air France, quand France Telecom a écrit une circulaire vantant un nouveau produit Internet intitulé « everywhere ajustable », que Renault Véhicules Industriels s'est renommé « Renault Trucks », que Peugeot se rebaptise « Blue Lion », que Toyota abaisse ses ouvriers chefs d'atelier au rang de « team leader ». ;

- Les publicités télévisuelles sont de plus en plus diffusées en version originale américaine, avec de simples sous-titres français, prélude à la diffusion massive de films cinématographiques en VO, et de plus en plus d'émissions sont baptisées en langue anglaise ;

- L'Université et les grandes écoles enseignent aux élèves en termes de « targeter », « value », « input » etc. Le Conseil national des universités autorise désormais la publication de thèses en anglais et Sciences Po Reims et des universités françaises imposent à leurs étudiants des cours en anglais, en dépit de l'article 1 er de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, dite loi Toubon, qui stipule que la langue de l'enseignement est la langue française ;

- L'Office européen des brevets, par le biais du Protocole de Londres, tend à imposer l'anglais comme langue scientifique et technique ;

- Enfin, les services publics ne sont pas en reste, quand la SNCF vend du « TGV night », du « TGV family », que l'on répartit les employés de La Poste entre le « front et back office » et que l'on affiche dans les bureaux une publicité pour le Livret A intitulée « I love L.A. ». ;

- Le numéro de novembre-décembre 2012 du bulletin « Nord-Pas-de-Calais », organe du Conseil régional, enjoint les habitants à devenir des « greeters » s'ils aiment leur région, relayant les « greeters made in Pas-de-Calais » du Comité Départemental de Tourisme du Pas-de-Calais et d'autres initiatives.

Nous le constatons et le déplorons : nous sommes très loin du cadre légal selon lequel la langue française est la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics.

À Alcatel-Lucent, par exemple, on peut avoir à effectuer un « test des spares » ou lire les messages « in progress depuis today ». Logiciels, noms de services et même documents en vue des entretiens individuels d'évaluation sont rédigés en anglais !

Même nos armées sont contaminées par le virus du « globish », puisque désormais, aucun militaire ne pourra devenir officier, quels que soient ses états de service, sans avoir le niveau d'anglais requis. À Lille, plusieurs prises d'armes majeures se sont faites en anglais. Est-ce ainsi qu'on éduque nos militaires à respecter leur drapeau, leur pays, leur histoire et leur peuple ?

Une partie du monde syndical s'alarme de voir le « tout-anglais » être imposé comme langue de travail, y compris entre collègues francophones, au point qu'un collectif incluant des sections CGT, CGC, UNSA et CFTC ait dû se former pour revendiquer le droit élémentaire de pouvoir travailler en français en France. La CGC attire l'attention sur le fait qu'un nombre grandissant de cadres avouent leur malaise à devoir travailler dans une langue qu'ils ne maîtriseront jamais autant que leur langue maternelle. Au jour le jour, des travailleurs sont humiliés dans leur savoir-être plus que dans leur savoir-faire. Cela constitue un facteur de stress supplémentaire, d'insécurité et de sentiment d'infériorité. «  It's time to move », comme le dit la direction de France Telecom (où sont passés accents et trait d'union de l'appellation de cet ancien service public nationalisé ?).

La recherche scientifique, y compris dans le domaine de l'histoire et des sciences humaines, bascule entièrement vers l'anglais, annulant rétrospectivement l'acte démocratique de Descartes, qui avait édité en français son Discours de la méthode pour le rendre compréhensible par l'ensemble des Français et, soulignait-il alors avec raison, des Françaises !

Il nous faut à ce stade indiquer que l'État a une grande responsabilité dans ce qui se passe. Si l'on excepte un préfet qui a récemment interdit aux aéroports lyonnais de se rebaptiser « Lyonairports », si l'on excepte quelques discours bienvenus mais peu suivis d'effets, c'est au mieux l'indifférence, au pire l'encouragement à l'envahissement de l'anglais qui l'emportent. De nombreux documents envoyés par Bruxelles, rédigés en anglais, servent désormais de base de travail aux services de l'État français qui s'interdit de réclamer l'envoi de versions françaises. Les Gouvernements tolèrent ces atteintes sous prétexte que la réclamation de textes en français nuirait à la capacité de réaction lors de la négociation internationale. De même, comment ne pas être interloqué par les propos du commissaire européen au marché intérieur et au service, qui, désigné pour le « développement du marché intérieur et les services », ne trouve rien de mieux à mettre en avant que la «  better regulation » ?

Nous sommes en présence d'un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d'oppression qui prédomine conduit à l'aliénation, à la substitution d'une langue à l'autre par le gavage linguistique, y compris au niveau des mots les plus caractéristiques. Cela commence d'ailleurs à poser de sérieux problèmes d'orthographe et de syntaxe. Les dégâts culturels et linguistiques risquent de s'accentuer de manière irréversible si le peuple et ses représentants n'entrent pas en résistance. Car, au bout du compte, dans la publicité, les enseignes commerciales, la communication intérieure et extérieure des grandes entreprises et, désormais, dans l'enseignement secondaire et universitaire, on peut redouter que la langue de Molière disparaisse à brève échéance.

Nous avons la grave impression que notre langue est abandonnée à elle-même. L'inspection du travail, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, la délégation générale à la langue française et aux langues de France, la commission générale et des commissions spécialisées de terminologie et de néologie, le Conseil supérieur de la langue française ou encore le Conseil supérieur de l'audiovisuel, pourtant chargé par ses statuts de défendre la langue française, ne trouvent pas grand-chose à redire à ce qui se passe.

Dans une réponse publiée au Journal officiel le 16 octobre 2012, la ministre de la culture et de la communication se dit «  consciente de la pression indiscutable exercée par l'anglais dans un grand nombre de domaines de la vie économique, sociale et culturelle ». Elle juge inopportuns les choix publicitaires de certains responsables de manifestations ou d'entreprises qui, sous couvert de modernité, affichent sur la voie publique des noms de marque ou des slogans exclusivement en anglais pour s'adresser à un public majoritairement francophone. «  Dans la mesure où une telle situation peut conduire à des "pertes de fonctionnalité" du français, la ministre y voit un risque pour le maintien de la cohésion sociale dans notre pays, dont l'identité s'est construite autour d'une langue commune, le français, langue de la République en vertu de la Constitution. » Ce principe constitutionnel est le garant de l'égalité de nos concitoyens dans l'accès à l'information, au savoir, aux droits et à la culture.

Le débat doit maintenant se tenir à l'Assemblée nationale, car il y a urgence. La dilapidation de la langue française se couple en effet avec la sape de l'héritage progressiste universel de notre pays, le démantèlement des acquis sociaux et des services publics, la destruction de l'indépendance nationale, avec l'adoption du traité de Lisbonne, Constitution européenne  bis rejetée par les Français et du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), le sacrifice de la défense nationale dans l'OTAN, la violation de la laïcité et la substitution de l'euro-régionalisation du territoire à la République une, laïque et indivisible issue de la Révolution.

Face à l'uniformisation culturelle, les militants du mouvement populaire et les intellectuels progressistes rappellent cette évidence : l'unité internationale de l'humanité, pour laquelle milite depuis toujours le mouvement ouvrier et démocratique, n'a rien à voir avec l'alignement des peuples sur un groupe dominant de pays, encore moins avec la prétention d'imposer à tous et pour toujours les normes régressives, mercantiles, ultra violentes et dé-civilisatrices du capitalisme mondialisé. L'internationalisme des travailleurs ne s'oppose pas au patriotisme populaire, bien au contraire ! Parce qu'il n'aspire qu'au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le patriotisme populaire s'oppose au colonialisme, au cosmopolitisme capitaliste, au supranationalisme impérialiste, ainsi qu'à leurs instruments idéologiques : les défouloirs du racisme et de la xénophobie.

Rappelons que les Français classent leur langue au premier rang, et de loin, devant les autres identifiants proposés par les instituts de sondage quand on les interroge sur ce qui fonde leur appartenance à la nation. Nos concitoyens reprennent ainsi à leur compte l'exclamation d'Albert Camus, «  ma patrie, c'est la langue française ! ». L'unité d'un pays et la solidarité d'un peuple est souvent menacée par les disparités linguistiques. Non seulement le français, langue officielle de la République en vertu de l'article 2 de la Constitution, constitue le socle du « vivre-ensemble » républicain, mais il est aussi porteur d'une certaine civilisation. Il rassemble de par le monde des pays des cinq continents se réclamant de la francophonie, porte en lui la trace de notre histoire, de nos convergences comme de nos divisions et est le support et le vecteur d'une florissante et prestigieuse littérature, d'un théâtre, d'un cinéma, d'une chanson et d'un art de vivre. La langue française met sa richesse et sa diversité au service du patrimoine mondial de l'humanité.

Qui peut douter de la capacité du français à exprimer et à interroger la condition humaine sous tous ses angles ? Le français est la langue de textes qui jalonnent l'histoire universelle, de l'édit de Nantes au programme du C.N.R., en passant par la défense de Callas par Voltaire, par la « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen » de 1789, complétée par la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » de Marie-Olympe de Gouges, par le « J'accuse » de Zola, le « Serment antifasciste » du Front populaire, l'Appel du 18 juin, « La question » d'Henri Alleg ou le « Discours sur le colonialisme » d'Aimé Césaire. Il est le langage de La Marseillaise et de l'Internationale, deux chants écrits sur la même musique qui ont été chantés sur tous les théâtres où s'est écrite l'histoire du progrès humain.

Est-il tolérable, du point de vue de l'intérêt national comme du point de vue de l'accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l'avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ?

Bien entendu, la langue anglaise n'est en rien coupable de cette redoutable et sournoise entreprise « globalitaire » : ceux qui s'activent dans cette voie funeste n'investissent pas dans l'anglais de Shelley, de Shakespeare ou de Hemingway. Le «  Business English » est un code appauvri et idéologiquement formaté, totalement coupé de l'histoire des peuples, de leurs besoins fondamentaux et de leurs luttes. Il est un mode de communication qui véhicule subrepticement l'idéologie dominante du capital financier mondialisé et de la société de marchés. À la langue unique correspond le projet hégémonique et liberticide d'une pensée, d'une politique, d'un mode de gestion économique uniques ne laissant aucune place à la diversité dont l'humanité a besoin pour vivre et se développer.

Les associations de défense de la langue française, toutes sensibilités politiques républicaines unies, ont publié en commun des mises en garde parues sur les sites informatiques des journaux Le Monde et l'Humanité et des articles émanant de l'association progressiste CO.U.R.R.I.E.L. paraissent dans Informations ouvrières , l'Humanité , Initiative communiste ou Bastille-République-Nations . Nous estimons également que notre pays doit prendre appui sur son trésor culturel et linguistique pour se projeter dans l'avenir, développer ses liens internationaux sur des bases fraternelles, cultiver sa créativité artistique, scientifique, technologique et industrielle.

Le 10 juillet 1940, alors qu'une certaine France se voulait libre et indépendance, alors qu'une certaine France luttait contre l'oppression, les élus du peuple et dirigeants du Parti communiste français Maurice Thorez et Jacques Duclos lançaient : «  Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves ! ». Jean Jaurès avait pour sa part cette formule juste selon laquelle «  un peu d'internationalisme éloigne de la patrie mais que beaucoup y ramène ». Ces paroles sont plus que jamais d'actualité.

La langue française façonne notre quotidien : sa connaissance, sa maîtrise, ses ressources sont nécessaires à l'accomplissement personnel de chacun. La maîtrise d'une langue claire, riche et précise est une garantie d'harmonie et d'efficacité dans une société civilisée. Il est primordial de promouvoir l'usage de la langue française, sa capacité à être un instrument de dialogue et de médiation avec d'autres ensembles culturels et linguistiques. Pourquoi ne pas montrer autant de sollicitude pour la diversité linguistique que pour la biodiversité ?

Les signataires de la présente proposition de résolution se prononcent en faveur du multilatéralisme linguistique, du développement du plurilinguisme, dans le cadre d'échanges humains mondiaux à égalité. Ils voient d'un bon oil les tentatives d'introduction d'une langue internationale neutre et la défense des langues locales en France. Ils entendent briser le silence autour de l'envahissement de l'anglais, étudier comment la législation actuelle, notamment la loi Toubon, votée à l'unanimité par le Parlement, est appliquée, et remédier aux dérogations diverses et aux pratiques illégales. Il s'agit également d'étudier toutes les possibilités de donner un grand coup de fouet aux politiques publiques culturelles et linguistiques, en ayant pour objectif de promouvoir et de défendre le français.

Voilà le travail qui pourrait utilement être accompli au sein de la commission d'enquête dont il vous est proposé la création.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

En application des articles 140 et suivants du Règlement, il est institué une commission d'enquête de 30 membres chargée d'enquêter sur les dérives linguistiques actuelles en France, notamment l'envahissement de l'anglo-américain, et de réfléchir aux mesures qui s'imposent aux pouvoirs publics pour défendre, promouvoir la langue française et faire appliquer le cadre légal actuel de l'usage du français.

Source : PRCF

 

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Face au patron-« grizzly » de Titan,

et à la mollesse des réactions de Hollande

Pour l'honneur et la dignité de la France

Par Eric Macia, a. membre du CC du PCF, a. secrétaire fédéral de l'Hérault, membre du CC du PRCF

Depuis des mois, le personnel de l'usine Good Year à Amiens lutte pour sauver l'entreprise de la liquidation. Le gouvernement cherche un repreneur. Pour cela, il a sollicité M. Taylor, PDG américain du groupe Titan. Voici un extrait du courrier de réponse de M. Taylor à A. Montebourg:

« Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France (.). Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan est celui qui a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français. (.) Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de 1 euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord. »

Cette réponse insultante d'un patron américain a un ministre de la République française interpelle chacun d'entre nous ?

1 - Le patronat au niveau mondial méprise les dirigeants politiques de chaque Etat dont la France.

2 - Ce courrier montre qui mène la danse : le patronat mondial et la finance internationale. Après Mittal, voici Taylor, mais c'est l'ensemble du patronat mondialisé qui pense et agit ainsi.

3 - Cette réaction de Taylor montre aux peuples contre qui agir.

4 - Si le patronat international agit ainsi, c'est qu'il a la conviction de ne pouvoir être atteint. Les divers renoncements des gouvernements à l'indépendance nationale, l'alignement rapide de François Hollande sur les revendications du MEDEF (rapport Gallois) permettent d'accréditer cette idée. Depuis la mise en place de l'euro, la France ne maîtrise plus sa politique monétaire (qui règlerait la question de l'endettement national). Elle ne maîtrise plus sa politique économique (l'Europe s'oppose aux choix nationaux et les gouvernements successifs baissent la tête). La France ne maîtrise plus grand chose !

5 - Il faut riposter aux propos de Taylor par des actes courageux. Il y va de l'honneur de la France, de son avenir, voire de son existence. Le peuple de France, son gouvernement - quoi qu'on pense de ce dernier - n'ont pas à se laisser traiter ainsi. Accepter ce traitement indigne c'est renoncer à l'honneur !

Que disent, que veulent et que font le patronat et la finance mondialisés ?

1- Les ouvriers, employés et cadres des pays européens doivent accepter des baisses conséquentes de leurs salaires et de leur niveau de vie

2 - Quoi qu'il arrive, les conditions doivent équivaloir à celles des ouvriers chinois, hindous ou autres dans le monde. Lesquels, par bonheur pour les ouvriers français, luttent de plus en plus et imposent des hausses de salaires.

4 - Les entreprises ferment en France et en Europe pour ouvrir ailleurs dans le monde.

5 - Il s'agit d'un recul de société et une atteinte sans précédent contre les acquis sociaux : remise en cause des salaires et du droit du travail, remise en cause des conditions de travail et de vie, de la Sécu et des retraites. Le capitalisme veut nous renvoyer au 19e siècle !!!!

Peut-on agir contre ces patrons et contre la finance mondiale ?

1 - oui, car les patrons ont aussi besoin de vendre leurs produits sur le territoire français et européen. Bloquons et taxons les produits issus des délocalisations ! Il faut que le patronat perde de l'argent à chaque délocalisation. Nous connaissons les entreprises et les produits concernés. C'est de la Haute Trahison que de fermer chez pour ouvrir ailleurs et revendre en France, les patrons qui décident cela doivent, de même que ceux qui font fortune en France puis se font naturaliser belges pour contourner l'impôt, trahissent leur pays et doivent être traîtés comme tels !

2 - Il faut regarder à deux fois avant de favoriser ou accompagner le transfert des technologies de France vers d'autres pays. Cela ne doit pas se faire au détriment de l'intérêt national, de l'intérêt du peuple de France. Toute autre politique revient à « manger les oufs dans le cul de la poule » !

3 - Chaque entreprise a une base nationale. Les grandes entreprises doivent être sous haute surveillance lors que projets internationaux. Il faut que soient condamnés par les tribunaux les décideurs de délocalisation.

Comment agir ?

1 - D'abord il faut la volonté politique : il faut résister aux exigences du patronat et de la finance. Cette volonté, le gouvernement Hollande ne l'a pas.

2 - il faut des actes. La nationalisation est une arme. L'action aux frontières est une également.

3 - ça ne viendra pas spontanément : il faut la pression populaire pour que des mesures soient prises

Et pour Good Year ?

1. Nationaliser, sans indemnité pour les grands actionnaires !

C'est la première chose à faire et produire les pneus dont la France a besoin. Y compris par l'appui de subventions d'Etat jusqu'au niveau de rentabilité nécessaire (subventions aux acheteurs ? crédits d'impôts incitatifs ? Ne vaut-il pas mieux aider la production que de payer des chômeurs ? Nous savons tous que ce ne peut être une solution à long terme mais jusqu'a ce que soit atteint le point d'équilibre et la rentabilité, c'est un moyen ; et une fois la rentabilité retrouvée, que les profits reviennent à la nation et aux salariés !). Et bien entendu, cela implique que les actionnaires qui ont bénéficié de l'entreprise tant qu'elle était juteuse pour eux, soient lourdement mis à contribution, car ce n'est pas au contribuable d'éponger les dettes et aux patrons d'empocher les profits.

2 - Oui, il faut bloquer les voyous. Les produits de Titan (Taylor) doivent faire l'objet d'une attention particulière comme ceux de Good Year international et d'autres encore qui ferment en France pour délocaliser en Chine ou ailleurs et revendre chez nous! Ils doivent être taxés lourdement à l'entrée en France. Ils doivent être dissuadés de se comporter en voyous. C'est le cas pour un nombre important d'entreprises qui ferment ! Il faut l'action résolue de l'Etat. Il faut rendre "Good Year nationalisée" rentable avec l'appui de l'Etat. Pour cela il faut évidemment que la France SORTE du libre-échangisme européen et mondial au lieu de rêver de l'impossible « Europe sociale ».

3 - Il ne faut pas hésiter à saisir les biens des patrons voyous. Le pays peut se rembourser aussi en frappant fort aux porte-monnaies des patrons crapules.

4 - Il faut interpeller les députés dans chaque circonscription de France, exiger que l'Assemblée Nationale saisisse le gouvernement et imposer une action ferme face à Taylor et toutes les crapules du grand patronat et de la finance mondiale

Qui pourrait agir ainsi ?

1 - La droite ? non, ce sont leurs amis et commanditaires. On a déjà donné !

2 - Le FN ? non, ce sont aussi leurs amis et commanditaires. Le FN sert à détourner la légitime colère populaire.

3 - La Gauche établie ? Est-elle capable d'agir ? L'histoire a malheureusement montré que le PS cédait toujours aux injonctions du patronat et de la finance. Hollande cède à tous coups. Montebourg s'agite mais ce sont des mots sans suite, sans décision, sans actions. Le PS ? on a déjà donné aussi !

4 - Il faut un poids plus grand des communistes pour que le gauche relève la tête.  Le PCF actuel n'est que l'ombre du grand parti des travailleurs qu'il a été et il vient encore de le montrer en reniant la faucille et le marteau et en forçant chaque adhérent du PCF à devenir du même coup adhérent du Parti de la Gauche Européenne, cet appendice de l'Internationale socialiste.

Le PRCF s'engage dans la voie du redressement de l'influence communiste et du renouveau national . Son influence grandit mais il y a du chemin à faire et il a besoin de l'engagement des vrais communistes, de leur rupture avec l' « attente des jours meilleurs ».

La mobilisation des salariés, du peuple de France peut faire bouger le gouvernement, les partis de gauche. L'action du peuple de France et le renforcement du PRCF sont la voie par laquelle un horizon meilleur peut émerger.

Le PRCF est aux côtés des salariés de Good Year et de tous ceux qui en France s'élèvent contre les diktats de la finance, du patronat et de l'Union européenne.

Source: PRCF

 

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24 février 2013

Toulouse mars 2013 : quel congrès CGT ?

Contribution du Front Syndical de Classe

Toulouse mars 2013 : quel congrès CGT ?

Le document d'orientation émanant de la direction sortante ne correspond ni à la situation ni aux enjeux, ni à ce qu'il convient de mettre en ouvre dans les années qui viennent parce qu'il n'est pas centré sur les questions essentielles auxquelles est confrontée la CGT.

Malheureusement, les documents préparatoires se situent totalement dans la continuité des choix stratégiques prônés ces dernières années.

Les questions qui nous semblent incontournables ne sont en effet pas posées dans les documents préparatoires au congrès :

  1. quel est le bilan des 15 dernières années ?

  1. qu'est-ce qui doit être radicalement modifié dans nos orientations pour faire face aux défis de la crise du système capitaliste ?

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1. Le bilan des luttes, du syndicalisme rassemblé et d'intégration dans la CES (Confédération Européenne des Syndicats) :

Partons de l'exemple de la lutte contre la réforme des retraites.

Qu'en est-il donc de l'analyse des raisons de l'échec des grandes luttes de 2010 ?

Comment un mouvement qui a effectivement mis dans la rue des millions de salariés a-t-il pu échouer ?

Quel a été le comportement des différents acteurs ?

Qu'a-t-il manqué pour aller jusqu'à la victoire ?

Qu'aurait dû et pu faire la direction confédérale et qui n'a pas été entrepris ?

Autant de questions qui ne sont pas posées !

La seule réponse globale de sommet formulée est : il n'y a pas assez de syndiqués à la CGT !

Comme si cette réponse n'était pas liée aux orientations confédérales et à la perception par les travailleurs du rôle et de l'utilité du syndicat !

Mieux encore, dans le document d'orientation c'est la division du mouvement syndical qui est mise en avant pour expliquer les difficultés !

Mais en 2010 le mouvement syndical n'était-il pas justement rassemblé ?

Mais sur quelles bases ?

Avec quels objectifs ?

Avec quelle détermination quand on sait qu' au plus fort du conflit, au moment du blocage maximum des raffineries, les dirigeants de la CFDT parviennent à imposer à l'intersyndicale nationale le 21 octobre 2010 un communiqué qui fait état de la nécessité de veiller " au respect des biens et des personnes " comme si la menace existait réellement ; ce qui ultérieurement a permis à la direction de la CFDT de se vanter d'avoir contrôlé le mouvement.

Ce positionnement contribuant à isoler les travailleurs des raffineries soumis à l'intimidation du pouvoir (réquisition et menaces de peines de prison) au lieu de les conforter, de les entourer de la solidarité nécessaire !

A partir de ce seul exemple, nous touchons au point essentiel escamoté par le document d'orientation et qui concerne l'objectif du " syndicalisme rassemblé ".

Ou plutôt le document d'orientation en réaffirme la nécessité.

" point I.121. Sans en faire un préalable pour ses propres initiatives, la CGT réaffirme sa volonté de travailler à un « syndicalisme rassemblé ».

Le syndicalisme rassemblé revendique la recherche de l'unité, mais dans les faits c'est uniquement une unité au sommet des organisations syndicales et en même temps une alliance privilégiée avec les dirigeants de la CFDT.

Or, précisément, les récents événements ont fait voler en éclat cette alliance et cette stratégie incompatible avec le développement des luttes actuelles:

    • il y a d'abord eu la signature par la CFDT et autres réformistes de l'accord scélérat avec le patronat sur la flexibilité qui avec l'adoption au parlement légaliserait en quelque sorte le chantage patronal permanent à la fermeture et aux délocalisations si les travailleurs ne consentaient pas aux reculs sociaux !

    • ensuite en pleine bataille, l'attitude du nouveau secrétaire, Laurent BERGER mettant en cause la lutte des travailleurs de PSA et attribuant à la CGT de Goodyear Amiens Nord la responsabilité des licenciements envisagés, faisant ainsi chorus avec la campagne patronale et médiatique contre la CGT.

Alors pourquoi persister dans l'erreur ?

L'indispensable unité des travailleurs doit être recherchée non en privilégiant des alliances de sommet mais en bas dans les entreprises, à partir d'une intervention indépendante et claire de la CGT sur des orientations de lutte de classes et non de compromissions entre " partenaires sociaux "avec les forces du capital, (patronat et pouvoirs politiques) !

Cette stratégie et cette alliance privilégiée avec la CFDT découlent bien évidemment de l'appartenance, comme presque tous les syndicats français, à la CES. Cette alliance correspondant sur le fond à leur intégration dans l'Union européenne et revenant à cultiver des illusions sur sa politique totalement réactionnaire (" l'Europe sociale "), arc boutée sur la " concurrence libre et non faussée ", la destruction des services publics et des protections sociales . !

Qu'on se souvienne de la tentative de Bernard Thibault au CCN en 2005 de faire approuver le traité Constitutionnel européen ou pour le moins de neutraliser l'intervention de la CGT dans le débat alors ouvert !

2. Quelles orientations maintenant ?

Les illusions entretenues à l'égard des organisations réformistes et du gouvernement

Présentement, c'est le nouveau contexte politique, avec l'accession du PS au pouvoir, qui détermine le cadre d'ensemble dans lequel s'inscrit l'action de la CGT.

Or, l'engagement du pouvoir socialiste dans la mise en ouvre de réformes au service du capital, de l'Union européenne et des marchés financiers est complètement sous-estimé et présenté comme une simple insuffisance. En même temps la colère du monde du travail est elle aussi sous-estimée !

Où en sommes-nous ?

Où a-t-on vu que " Le gouvernement a marqu[é] dès son entrée en fonction la volonté de concertation et de négociation comme pierre angulaire de sa démarche " ?

Et point I.28 du document d'orientation en affirmant que " Les mesures positives sont cependant loin de représenter la rupture que nous jugeons indispensable avec les politiques menées depuis dix ans. Cela se traduit par l'expression d'impatiences, de critiques, voire de déceptions à l'égard de l'action gouvernementale  ", mesure-t-on bien la situation ?

Impatiences, critiques, déceptions ? Alors que c'est une immense colère qui monte contre la politique du pouvoir socialiste et dans les entreprises directement menacées par les abandons du pouvoir en contradiction totale avec les promesses de Hollande durant sa campagne électorale. Le constat est criant chez les travailleurs de PSA, de Goodyear, de Sanofi, de Fralib, des sidérurgistes de Florange menottés dès leur descente de car à Strasbourg.!

Le retard, l'illusion de l'Europe sociale et l'embourbement dans la politique de la CES

Par ailleurs, les causes de la crise, considérées comme exigence seulement démesurée de la rentabilité du capital ( alors que c'est le fonctionnement normal du capital qui est cause de la crise et non ses seuls excès), ne permet pas de pointer les véritables solutions vers lesquelles il convient d'aller.

Ici on touche aux questions clés : l'abandon des références majeures qui ont construit l'identité de la CGT et dont ses dirigeants actuels portent la responsabilité.

Parmi ces fondamentaux essentiels figure : l'objectif de la lutte pour une société débarrassée de l'exploitation capitaliste, impliquant l'appropriation collective des grands moyens de production et d'échange gommé statutairement depuis le 45 ème congrès de décembre 1995.

Cet abandon prenant un relief particulier à présent pour la raison majeure qu'il n' y a pas d'issue à la crise et de moyens d'avancer vers la satisfaction des intérêts de tous (en matière de santé, de sécurité sociale, de retraite, de salaires, de créations d'emplois stables .) sans porter en avant les revendications essentielles des travailleurs :

    • le plein emploi avec contrat en CDI,

    • l'augmentation des salaires et des pensions,

    • la retraite à 60 ans pour tous,

    • l'abandon de toutes les contre-réformes engagées par la droite dans les hôpitaux, dans les universités, dans les territoires .et poursuivis voire aggravées par les socialistes au pouvoir,

sans remettre en cause :

    • la domination des marchés financiers,

    • la propriété capitaliste des moyens de production,

    • le paiement de la dette (instrument de chantage contre le peuple),

    • les traités européens qui organisent le pillage

et sans recouvrer

    • la souveraineté monétaire,

    • la souveraineté nationale,

    • nouveaux droits pour les travailleurs ( maîtrise et contrôle de l'appareil économique).

Résister dans l'immédiat pour contrer l'offensive et la guerre menée contre les droits et les acquits du monde du travail, pour amorcer une contre-offensive la construction d'autres solutions résolument anti-système et par conséquent anti-Union européenne bien loin des illusions sur l'Europe sociale dont on a pu constater les vertus dans les manifestations des sidérurgistes devant le parlement européen le 6 février dernier !

Là doit être le débat d'un congrès digne de ce nom  !

A l'heure de la plus grave crise du système capitaliste depuis 1929, le choix doit être fait:

- accommodement, accompagnement du système dans sa crise, " dialogue social "

OU

- résistance, luttes, contre-offensive face aux reculs que la coalition patronat/ syndicats « jaunes » / pouvoir socialiste et droite veulent nous imposer

AVEC l'objectif d'en finir avec l'exploitation, avec la domination des marchés financiers, avec la propriété privée des grands moyens de production et le privilège du pouvoir d'investissement !

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D'autres questions sont posées.

Les conditions de préparation du congrès ?

De sérieux problèmes :

    • La place de la classe ouvrière dans la CGT et ses instances de direction :
      8 ouvriers proprement dits sur 56 candidatures retenues au CCN du 5 février alors que sur les 112 propositions statutaires initiales il y avait 17 ouvriers/ouvrières (donc plus de la moitié éliminées entre temps) !

      Cette situation qui doit être corrigée au congrès n'est pas sans rapport avec les dérives constatées en matière d'orientation (abandon de la ligne de lutte des classes, sous estimation du rôle de la classe ouvrière dans la production où elle représente un tiers de la population active et dans les luttes où comme à Florange, chez PSA, Fralib, Goodyear elle montre la voie de la résistance !

Le refus de débat sur les questions essentielles posées à la CGT pour les années qui viennent et les formes d'éviction et de répression sur ceux qui se font l'écho de ces interrogations comme cela a été le cas dans la fédération du commerce pour s'en tenir qu'à ce seul exemple,

    • Le fonctionnement des organismes de direction de la CGT, la Commission exécutive transformée en chambre d'enregistrement et un bureau confédéral peuplé d'"experts" en tout genre non élus.

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L'international en bref :

Alors que la CGT s'est toujours inscrite dans la tradition des luttes contre l'impérialisme et ses guerres, contre le colonialisme la direction actuelle comme on a pu le voir avec les guerres de Libye, de Syrie et l'intervention militaire au Mali s'est ralliée aux thèses du droit d'ingérence, de soi-disant défense des populations civiles et des droits de l'homme ignorant superbement les raisons fondamentales et cachées de ces interventions et les alliances qui se nouent à cette occasion.

Comme si cette idéologie du droit d'ingérence n'était pas le correspondant à l'identique du droit de civilisation d'hier qui a justifié toutes les colonisations !

Et pour la première fois la CGT n'était pas représentée au congrès de Organisation de l'Unité Syndicale Africaine (OUSA, 25 millions d'adhérents dans 44 pays) ce qu'a regretté le président de l'OUSA le Dr. Ibrahim Gandour du Soudan par ailleurs vice président de la FSM : ceci expliquant cela ?

Sur ce terrain aussi, un sérieux redressement s'impose donc !

Le Front Syndical de Classe

24 février 2013

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Pour rappel statutaire :

Article 29 : la commission exécutive confédérale

Elle est élue par le congrès. Le nombre minimum et maximum de ses membres est déterminé par le

CCN avant le congrès.

.

Les fédérations et unions départementales, l'UGICT et l'UCR, le Comité National de Lutte et de Défense des Chômeurs présentent les candidatures à la Commission exécutive confédérale avec l'avis des syndicats concernés par ces candidatures.

Ils donnent leur opinion au CCN sur toutes les candidatures, qu'ils ont ou non retenues, afin de lui permettre d'établir la liste des candidatures à publier.

Avant publication le CCN entend l'opinion de la Commission exécutive sur les enseignements de son

mandat, sur les objectifs et critères à retenir pour l'élection de la nouvelle Commission exécutive confédérale.

Dans le cas où le CCN proposerait une ou plusieurs candidatures non retenues, en fonction de ce qu'il juge utile pour la direction confédérale, sa décision devrait être prise à la majorité des deux-tiers des voix représentées conformément aux dispositions de l'article 28.

La liste des candidatures est publiée par ordre alphabétique trois mois avant le congrès, accompagnée des mêmes éléments objectifs de connaissance pour chacune de ces candidatures.

Le CCN se tenant pendant le congrès arrête la liste des candidatures qu'il propose.

Le congrès a la possibilité de se prononcer sur l'ensemble des candidatures parvenues dans les délais statutaires.

 

 

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Goodyear Amiens : réplique à Titan!

mercredi 20 février 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CGT GOODYEAR / LETTRE D'INSULTES DE TAYLOR...

Par CGT le mercredi 20 février 2013, 

Après avoir pris connaissance de la lettre effarante de TITAN, que les salariés de GOODYEAR pourraient juger insultante si son auteur était quelqu'un de sérieux, la CGT à décider de réagir :

Les raisons pour lesquelles TITAN a refusé de s'engager par écrit à poursuivre la production de pneus agraire en cas de reprise de l'usine d'Amiens nord, comme nous l'exigeons, sont désormais évidentes :

TITAN n'a jamais eu l'intention de reprendre réellement le site et n'a jamais eu de projet industriel pour notre usine.

Ce que les salariés et la CGT soupçonnaient lorsque GOODYEAR nous a présenté pour la première fois TITAN en expliquant que ce dernier pourrait "reprendre" l'activité agraire à condition que l'on accepte la fermeture du tourisme, éclate au grand jour !

Avec TITAN nous n'avions pas à faire à un capitaine d'industrie mais à un capitaine de carnaval, recrutée par GOODYEAR en vue de s'occuper de la fermeture de la seconde moitié de l'établissement d'Amiens nord.

Cette manipulation à été mis en échec par les salariés en lutte depuis 5 ans pour sauver leurs emplois et la CGT , qui ont toujours refuser la reprise sans garantie sur la poursuite de l'activité malgré les accusations que nous portaient tous les bien pensants qui auraient voulu qu'on tomber dans le piège.

Mais nous n'en resterons pas là, on ne peut venir en France se lancer dans une tentative de fraude et repartir après avoir échoué comme si de rien était.

Dans les jours qui viennent les juges états-uniens seront saisis en vue d'engager la responsabilité de GOODYEAR et de TITAN dans cette affaire.

Pour le CGT WAMEN Mickaël Secrétaire du syndicat CGT GOODYEAR

Source : Front Syndical de Classe

 

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CGT PSA AULNAY

 

5 semaines de grève. et nous ne sommes pas fatigués ! 

La grève, commencée le 16 janvier, est donc entrée dans sa 6ème semaine. La solidarité financière continue à grossir notre caisse de grève. Grâce à elle nous pouvons tenir. Jeudi 21 février, elle se montait à 210 000 € collectés et 40 000 € de promesses. La collecte se poursuit, auprès des mairies, des péages, comme à Senlis lundi 18 février, ou auprès des travailleurs d'autres entreprises. Partout, les réactions que nous avons montrent que, les patrons et les médias ont beau nous traiter de « voyous », notre lutte est largement soutenue car elle est juste ! 

Pendant ce temps, la direction perd de plus en plus de voitures à Aulnay. Et en plus, la grève des salariés de Lear, le fournisseur de sièges, paralyse la production de l'usine de Poissy (208, C3 et DS3). 

Grève et visite à l'usine Lear 

L'usine de sièges de Lear de Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) est en grève depuis jeudi 14 février contre un plan de suppressions d'emplois. Cette usine approvisionnant en sièges l'usine de Poissy, la production de voitures est bien bloquée là-bas. 4000 voitures sans sièges sont sorties des chaînes. Avis aux acheteurs !

A 250, nous avons rendu visite aux camarades de Lear ce mercredi 20. Les CRS nous attendaient lundi 18 et mardi 19, mais pas mercredi ! Ce fut un grand moment de fraternité ouvrière dans la lutte. Les grévistes de Lear nous ont expliqué leur combat, nous en avons fait de même. C'est en fait un seul et même combat, contre les licenciements. Cette rencontre a renforcé la détermination de tout le monde.

Visite à PSA Poissy

Dans la foulée, toujours à 250, nous nous sommes également rendus à l'usine PSA de Poissy. Nous avons été chaleureusement accueillis par la cinquantaine de travailleurs qui débrayaient pour les salaires. Car la direction de PSA ne se contente pas de licencier. Elle bloque les salaires en annonçant « zéro augmentation générale pour 2013 » et prépare des « négociations » sur les accords de compétitivité, comme à Renault : augmentation du temps de travail, blocage des salaires et mobilité inter-sites obligatoire. 

Débrayage à SevelNord

A SevelNord (Valenciennes-Hordain), où un accord de compétitivité a été signé, les salariés ont débrayé lundi 18 car la direction voulait muter provisoirement des salariés vers d'autres usines de la région. 

En clair, la direction de PSA se porte de moins en moins bien, et c'est tant mieux !

Rencontres avec le faux-médiateur et la direction

Trois rencontres ont eu lieu avec le faux-médiateur et la direction de PSA, en la personne de Philippe Dorge. En substance, M. Dorge a demandé aux grévistes de laisser redémarrer la production. sans rien céder sur nos revendications. La direction refuse toujours de négocier sérieusement.

En l'état : pour ceux qui décideraient de quitter PSA, aucune garantie d'obtenir un CDI, une prime de licenciement s'élevant seulement à 9 mois de salaires. Et pour ceux qui choisissent la mutation à Poissy ou un autre site : ni garantie de logement, ni de garder son poste, et une prime de transfert de seulement 5000 euros ! 

Alors si PSA veut que la production redémarre, c'est très simple : qu'ils accèdent à nos revendications ! En effet, quand ils essayent de redémarrer la production à Aulnay, ils n'y arrivent pas car ce sont les non grévistes qui les envoient promener. 

PSA n'en a pas fini avec les travailleurs d'Aulnay. et d'ailleurs !

Source : Front Syndical de Classe

 

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POUR GAGNER LE RÔLE DE LA CLASSE OUVRIÈRE

RESTE DÉTERMINANT

Neuf mois après l'élection de F. HOLLANDE à l'Elysée, il convient de relever que les luttes les plus significatives qui s'opposent à la politique destructive de l'emploi du MEDEF, et du gouvernement socialiste touchent en particulier la sidérurgie avec Arcelor Métal, et l'industrie automobile avec Peugeot PSA, Renault, Goodyear l'équipementier. Depuis des semaines le personnel du groupe Sanofi, ouvriers et chercheurs s'opposent avec fermeté à la liquidation de la recherche. Une fois encore la classe ouvrière se trouve au centre de l'affrontement de classe. Il est une donnée majeur de la société française.

Cette constatation dément la thèse émise par certains » grands penseurs » selon laquelle la classe ouvrière aurait disparu. La vie sociale et politique, ainsi que les chiffres du recensement démentent une telle affirmation. Certes depuis 1980 la part des ouvriers dans le recensement est passé de 32 à 23%. Il y a moins de personnes qualifiées dans l'industrie* mais les ouvriers représentent encore un tiers de la population active

Pour le pouvoir politique et économique la classe ouvrière reste bien le danger, sinon on ne comprend pas pourquoi font ils preuve d'une telle obstination pour mépriser le monde du travail.

La lettre du patron de l'entreprise américaine TITAN insultant les travailleurs de Goodyear Amiens en est une démonstration. La dénaturation des luttes actuelles en est une autre. Les grévistes sont présentés comme des voyous, des casseurs, en particulier les militants syndicaux qui conduisent ces grèves. Les directives du ministre de l'intérieur tentent de discréditer, de criminaliser les luttes des travailleurs. Etant en légitime défense, les ouvriers défendent leur outil de travail, ils s'opposent à la fermeture  de leur entreprise, aux  licenciements, aux accords de régression sociale que les patrons veulent imposer.

Le gouvernement socialiste, avec l'accord national interprofessionnel ( ANI ) qu'il entend faire voter par les députés au moyen d'une procédure accélérée, sans amendement, sans débat, démontre bien qu'il se conduit tel un gérant loyal du capital,  celui des actionnaires et de l'obscénité des richesses. Les médias ne parlent jamais du coût du capital, le coût des dividendes et de la rente. De la fuite des capitaux, des placements financiers. Ainsi la distribution des dividendes est passée de 92 milliards en 1999 à 237 milliards en 2011.

Le pouvoir politique et économique craignent l'explosion sociale résultant de leur politique d'austérité et d'inégalités. Il est vrai que lorsqu'un homme privé d'emploi et d'indemnisation est conduit à s'immoler devant une agence Pôle Emploi, c'est tout un système, le capitalisme, qui doit être mis au banc des accusés

Dans une telle situation les problèmes sociétales sont appelés à occuper une place prépondérante dans les décisions du pouvoir politique. Relayés par les médias et la classe politique ils enfumeront l'atmosphère et sont appelés à jouer le rôle de diversion pour stopper la montée des luttes sociales et politiques, et pour diviser les générations et les différentes couches sociales.

Loin de diminuer, comme voudrait le faire croire les propagandistes de la finance, le rôle de la classe ouvrière reste entier. Elle continue de subir le plus directement l'exploitation capitaliste. Aujourd'hui les ouvriers ne sont plus présents à l'assemblée nationale . Ils occupent peu de responsabilités dans les directions des syndicats, et des partis qui se réclament du monde du travail, pourtant la classe ouvrière n'aspire à exploiter aucune autre classe sociale.

Comme le déclarait le Manifeste Communiste » Elle n'a que ses chaines à perdre, elle a un monde à gagner avec la révolution socialiste » Aujourd'hui ses possibilités d'alliance avec les autres couches de la population laborieuse sont plus réelles que jamais. Une fois de plus l'expérience de ces derniers mois atteste que l'alternance politique ne produit pas d'effet magiques.

La priorité des priorités reste bien la réalisation de l'union à la base, avec la notion des luttes collectives, et de leur convergence, ce qui implique de lever les clivages entre fonctionnaires et travailleurs du privé, entre les différentes catégories de salariés, entre les générations. Autant de conditions pour aboutir à la réalisation d'un vaste mouvement populaire dans lequel se retrouvera le monde du travail et de la création, la jeunesse, les privés d'emploi.

Pour les semaines à venir tout devrait être mis en ouvre pour obtenir le rejet de la loi de régression sociale (ANI ) que le pouvoir socialiste- sous la pression de l'union Européenne- entend faire voter par le sénat et l'assemblée nationale. Le rejet est possible. Cette victoire emblématique donnerait du souffle aux luttes populaires. Le peuple redécouvrirait qu'il est assez fort pour vaincre, faire prévaloir ses droits, hors et dans les entreprises et administrations, pour aussi décider de son avenir. L'espoir est de ce coté.

Guy Poussy

22 février 2013

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* De 5,3 millions de postes en 1980 l'emploi industriel est tombé à 3 millions fin 2010. Sous le règne de Sarkozy l'industrie a perdu 300000 emplois. Des centaines d'entreprises ont mis la clef sous la porte

Source : Front Syndical de Classe

 

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50e congrès : amendements des cheminots de Versailles

50° Congrès confédéral de la CGT
Amendements votés par l'Assemblée Générale
du syndicat CGT des cheminots de Versailles

Document d'orientation

Point I.121 : Remplacer l'article par : « La CGT constate l'échec de la stratégie dite du « syndicalisme rassemblé », particulièrement lors des conflits de 2009 et 2010. »

Point I.122 : Remplacer l'article par : « Le syndicalisme rassemblé nous a conduit à un alignement systématique sur le moins-disant revendicatif, pour réaliser une unité de façade « au sommet » avec la CFDT et les autres syndicats réformistes.
La CGT travaille à l'unité des salariés « à la base » autour de revendications de haut niveau pour la défense inconditionnelle de leurs intérêts de classe. »

Point I.123 : Remplacer l'article par : « La CGT entend mener le débat avec les autres organisations syndicales, sans s'aligner sur le calendrier et les méthodes des appareils réformistes.

La CGT réaffirme que l'action syndicale ne peut être gagnante en se résumant à un piteux lobbying envers les pouvoirs publics ou les directions d'entreprises, conduisant inévitablement à des négociations « à froid ».

La CGT entend l'action syndicale comme la construction organisée d'un rapport de force favorable aux salariés, pour faire primer leurs intérêts sur ceux du Capital.

Rapport de force pouvant aller jusqu'au blocage et à la paralysie de la création et des échanges de richesses, aux fins de contraindre patronat et gouvernement à négocier sur la base de nos revendications. »

Point II.37 : Ajouter : « La CGT revendique qu'aucun revenu (salaires, pension, allocation) ne soit inférieur à 1700 euros net, ainsi que le retour à l'échelle mobile des salaires et à l'indexation des salaires sur les prix. »

Point II.60 : Supprimer les points II.60, 61 et 65, remplacés par : « La CGT réaffirme qu'indépendamment de son programme d'action et des revendications minimales qu'elle porte, son but final de transformation révolutionnaire de la société reste l'abolition du Salariat et du Patronat, par la socialisation des moyens de production et d'échange. »

Point II.235 : Ajouter : « La CGT revendique d'assurer le droit au travail pour tous, en limitant le pouvoir du le patronat sur l'emploi des salariés par la revendication de l'interdiction des licenciements économique et à la restauration de l'autorisation administrative pour les licenciements pour faute. »

Point II.240 : Remplacer l'article par : « C'est le sens de la poursuite de notre engagement pour la régularisation sans condition de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs sans-papiers, avec obtention rétroactive des droits et salaires égaux des autres travailleurs de leur branche et entreprise ».

Point II.245 : « La CGT revendique une protection sociale qui réponde aux besoins croissants de toutes les générations dans la société d'aujourd'hui. La Sécurité Sociale en est le pilier. La CGT réaffirme sa revendication d'une réforme de son financement, fondée sur les richesses créées par le travail. » 

Remplacer la fin de l'article par : « La CGT revendique donc le financement exclusif de la Sécurité Sociale par les cotisations patronales et la taxation des revenus du capital ».

Point II.255 : Ajouter à l'article : « La CGT revendique le retour immédiat au monopole public, sans objectifs de profits financiers, des services publics de l'eau, de l'énergie, des postes et télécommunications, ainsi que des transports aériens, maritimes et ferroviaires ».

Point II.258 : Remplacer l'article par : « Pour sauver les filières industrielles de l'automobile, de la chimie et de la sidérurgie de leur mise à l'encan par les rapaces de la finance et assainir la filière bancaire, la CGT exige leur nationalisation immédiate, sans indemnisation et sous contrôle ouvrier ».

Point II.261 : « Mettre en place une réforme fiscale d'ampleur fondée sur la justice sociale et l'efficacité économique. » Ajouter à la suite : « La CGT revendique donc en priorité la suppression de la TVA et de la CSG, le renforcement de la progressivité de l'IRPP, la taxation du capital en action et des transactions financières. »

Point II.265 : Remplacer par : « La CGT prend acte de l'échec de la Confédération Européenne des Syndicats à construire un syndicalisme européen de classe, indépendant des monopoles financiers et de la bureaucratie de l'Union Européenne.
La CGT prend acte, de même, de l'impossibilité de réorienter la Confédération Syndicale Internationale, fondamentalement liée aux puissances impérialistes et militaristes.

La CGT va donc engager un processus d'adhésion à la Fédération Syndicale Mondiale, seule internationale de lutte de classe, groupant en son sein des dizaines de millions de syndicalistes de tous les continents, contre le capitalisme et la barbarie impérialiste. »

Par ailleurs, l'Assemblée générale des syndiqués CGT cheminots de Versailles donne mandat aux délégués qui les représenteront au Congrès de voter CONTRE les modifications statutaires proposées par la direction sortante et CONTRE le projet d'annexe aux statuts nommé « Règles de vie ».

Enfin, compte-tenu de l'absence de réponse du rapporteur CGT au CESE à la motion de notre syndicat à propos du rapport voté le 27 juin dernier par le groupe CGT au CESE sur l'ouverture à la concurrence dans les transports régionaux de voyageurs, l'Assemblée Générale des syndiqués CGT cheminots de Versailles donne mandat aux délégués qui les représenteront de ne pas voter pour Thierry Lepaon pour le mandat de membre de la Commission Exécutive Confédérale.


Fait à Versailles le 20 février 2013

Source : Front Syndical de Classe

 

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Source : Humanité du vendredi 22 février 2013

Voir : 1933 Hitler devient le chancelier du Reich

 

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Source : Humanité-Dimanche

 

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Menaces sur les allocations familiales et les pensions de retraite :

ils ne s'arrêteront que si nous les arrêtons !

La Cour des Comptes présidée par le « socialiste » néolibéral Didier Migaud, propose, ce qui n'est absolument pas dans ses prérogatives, de baisser les allocations familiales et les pensions de retraite en les dissociant encore plus de la hausse des prix : bref de s'en prendre à la fois aux enfants et aux anciens ! Non seulement cela détruira les bases même de la politique familiale française, mais cela ne tardera pas à paupériser des millions de travailleurs retraités. Pressé par la maudite Europe de Bruxelles, par le MEDEF et par la fausse opposition UMP, le gouvernement prépare le terrain pour une attaque globale contre ces acquis du CNR .

La présentation de l'objectif peut varier pour tromper et diviser, le fond reste le même: faire payer la crise aux travailleurs et aux masses populaires au risque de plonger notre pays dans la dépression pour des années en aggravant lourdement le chômage.

La France qui compte trois millions d'enfants pauvres, où la masse des retraités se serrent déjà la ceinture, où si peu est fait pour les personnes dépendantes, doit subir une cure d'austérité chaque jour plus inhumaine, qui plonge le pays dans la récession et la misère. Les capitalistes quant à eux se portent très bien (le nombre de milliardaires explose et le CAC 40 n'a cessé de grimper en 2012 !) ; car cette politique, imposée par l'UE à tous les pays d'Europe avec la complicité active des gouvernements, est soumise au bon vouloir du grand capital.

Quant à la Cour des comptes, elle imite le Conseil constitutionnel et la Commission de Bruxelles en s'ingérant grossièrement dans la gestion du pays qui revient au parlement et au gouvernement. Il est lamentable que le « gouvernement » et le président de la République ne recadrent pas ces institutions qui prétendent dire le droit et faire la loi en lieu et place du peuple souverain et de ceux qui sont censés le représenter. Pourquoi diable la cour des comptes ne propose-t-elle pas une mesure simple et immédiate : baisser drastiquement les salaires des commissaires aux comptes dont le vrai travail depuis des années est de traquer les services publics et de mettre à l'index la protection sociale gagnée par les combats de la Résistance !

Seule la lutte unie et déterminée des travailleurs et du peuple peut faire reculer le pouvoir et l'UE. Les travailleurs de PSA, de Renault, de Florange, les enseignants nous montrent le chemin.

Il appartient plus que jamais aux vrais communistes, qui peuvent de moins en moins se retrouver dans la politique euro-formatée du PCF-PGE, de s'exprimer de plus en plus souvent ENSEMBLE à la porte des usines en lutte pour rouvrir aux travailleurs le chemin des transformations révolutionnaires.

Le secrétariat du PRCF, le 19 février 2013.

Source : PRCF

 

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Source : Humanité-Dimanche

 

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Pièges et ruses de l'accord dit de "sécurisation de l'emploi"

15 février 2003 - 15 millions d'humains disent non à la guerre en IRAK

 

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RUGBY

Samedi 23 février à 18h00

LE CRUNCH

ANGLETERRE-FRANCE

 

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Pour que reviennent des « Jours heureux » !

Par les Club penser la France (CPF), le Mouvement politique d'émancipation populaire (M'PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Pour riposter à l'entreprise de liquidation des conquêtes sociales et de la France républicaine, en prenant appui sur les résistances sociales, civiques et patriotiques, pour une République sociale, souveraine et fraternelle,

ENSEMBLE, DÉFENDONS et ACTUALISONS le PROGRAMME  du CONSEIL NATIONAL de la RÉSISTANCE  !

Par la faute des gouvernements successifs qui, depuis plusieurs décennies, ont engagé la France dans la funeste «  construction  » européenne, notre pays vit une situation potentiellement mortelle à moyen, voire à court terme :

- attaques incessantes contre la protection sociale (retraites, assurance-maladie, etc.), les salaires et les revenus du travail, asphyxie des services publics (école, hôpital, Poste, Équipement, SNCF, EDF, etc.), liquidation rampante du droit du travail et précarisation généralisée des travailleurs, destruction du «  produire en France  » au nom de la «  concurrence libre et non faussée ouverte sur le monde  » prescrite par les traités européens EN ALLEGEANCE AU LIBRE-ECHANGE malgré l'opposition croissante du peuple français (cf. la manière dont le Non français à la constitution européenne en 2005 a été contourné par l'UMP, le «  centre  » et le PS) ;

- liquidation accélérée de l'indépendance nationale (politique, monétaire, budgétaire.), cette base inaliénable de la souveraineté du peuple, au nom de l'«  Europe fédérale  » et de l'«  Union transatlantique  » ; subordination croissante de la diplomatie et de l'armée françaises à la stratégie mondiale belliqueuse de Washington, notamment au Proche-Orient, et aux diktats financiers et institutionnels de Berlin ;

- démantèlement de la République une, laïque, sociale et indivisible issue de la Révolution française et de la Libération par la mise en place insidieuse d'une «  Europe des régions  » et des «  métropoles  » qui porte en germes l'éclatement du territoire national, l'inégalité des citoyens devant la loi et la montée des revendications sécessionnistes ;

- destruction des repères patriotiques et républicains les plus élémentaires, de la conscience historique du peuple français, et même de la langue française («  langue de la République  » selon la Constitution ), assiégée par le tout-anglais impérial. Parallèlement, poussée symétrique de la xénophobie d'État et de l'auto-phobie nationale que porte une large partie de nos prétendues «  élites  » fascinée par l'Oncle Sam.

Une politique décidée par les classes possédantes

Cette décomposition de la République n'est pas une fatalité résultant de « la » mondialisation des échanges. Elle résulte d'une POLITIQUE voulue par l'oligarchie financière « française » inféodée à l'oligarchie euro-atlantique. Non seulement les maîtres du CAC 40 s'affirment prêts, pour «  sauver l'euro  », à déléguer à Berlin le pilotage de l'Union européenne, mais le MEDEF revendique ouvertement, dans un Manifeste intitulé Besoin d'airE , de nouveaux «  transferts de souveraineté  » vers Bruxelles. Il préconise ainsi «  une langue pour l'Europe  » (l'anglais), la «  reconfiguration des territoires  » et, cerise sur ce gâteau antinational, «  une nouvelle patrie : les États-Unis d'Europe  ». Bref, applaudis par le Parti Maastrichtien Unique (le PMU-bis) composé de l'UMP, du PS, du « Centre », d'Europe-Écologie-Les-Verts et de leurs  satellites, l'oligarchie capitaliste a mis le cap sur la mort de la France . Son seul objectif : permettre aux grands privilégiés de pressurer sans limite les citoyens , ouvriers et employés, paysans et artisans, enseignants, chercheurs et étudiants, petits entrepreneurs et professions libérales, retraités et travailleurs privés d'emploi. Déjà nos concitoyens subissent par millions la misère, le chômage, les conditions de travail et de logement insupportables, la confiscation de l'avenir pour les jeunes, le manque total d'idéal et de perspectives pour notre pays et pour l'humanité.

Face à cette politique mortifère, les partis représentés à l'Assemblée ne portent aucune véritable alternative. Le PS et l'UMP ainsi que leurs satellites mènent la même politique de casse sociale et nationale. Le FN n'a d'autre fonction que de dévoyer la colère sociale dans l'impasse explosive du racisme et du «  choc des civilisations  » (sic). Les responsables du Front de gauche continuent de prétendre que «  l'Europe est à nous  » (!) et que «  l'euro est notre monnaie  » (!!), alors que de nombreux militants de ce Front de gauche , qui aspirent à unir le drapeau tricolore au drapeau des luttes sociales, rejettent déjà l'Union européenne et l'euro.

Sortir de l'Otan, de l'Union européenne et de l'euro

Pour sauver notre pays, pour le tourner à nouveau vers l'indépendance nationale, le progrès social et la coopération internationale, une solution existe pourtant. C'est celle qui consiste à sortir la France du piège mortel de l'euro, de l'UE et de l'OTAN pour faire vivre les principes du CNR dans les conditions de notre temps : indépendance nationale, lutte contre le racisme et la xénophobie, coopération fraternelle entre tous les peuples, nationalisation du crédit et des grandes industries monopolisées par l'oligarchie, «  rôle central » du monde du travail dans la vie de la nation, relance de la protection sociale et des services publics, plein-emploi, démocratie participative ... Déjà, l'Amérique latine s'affranchit de la tutelle de Washington. Sous le nom d' Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des peuples (ALBA - TCP), plusieurs États de la région coopèrent à égalité et étendent la protection sociale. Notre pays n'a nullement à choisir entre le «  repli national  » et la dissolution dans la mondialisation du capital financier.

Associant le patriotisme républicain à un véritable internationalisme, la France peut et doit s'émanciper de cette prison des peuples qu'est l'UE pour échanger avec tous les continents tout en rassemblant , sur le territoire français lui-même, les citoyens et les résidents de toutes origines et de toutes sensibilités. Sur de telles bases républicaines, on pourra réindustrialiser la France , donner du travail à tous, ouvrir la voie à un développement écologique délivré du tout-profit, stopper les guerres menées en notre nom au Proche-Orient et au Sud de la Méditerranée , réconcilier la nation française avec sa devise révolutionnaire : «  liberté, égalité, fraternité  » !

S'unir comme il y a 70 ans avec le Conseil national de la Résistance

Pour cela, les forces franchement progressistes, patriotiques et internationalistes doivent s'unir. Face à une oligarchie « française » qui fait à nouveau le «  choix de la défaite  » et qui collabore sans vergogne à la mise en place de l'Empire euro-atlantique, il faut que s'unissent les républicains fidèles à Valmy et à Jean Moulin, les syndicalistes respectueux de leurs revendications, les socialistes dignes de l'héritage patriotique et internationaliste de Jaurès, les communistes qui continuent le combat de la Commune et des Francs-Tireurs et Partisans (FTPF et FTP-MOI), les gaullistes fidèles à l'esprit du 18 Juin 1940, les chrétiens laïques, héritiers d'Estiennes d'Orves, les amis de la paix qui refusent que le nom français serve à couvrir des guerres pour la domination, sans oublier les résidents étrangers qui ont au cour la Révolution française et le combat de Manouchian.

Unies dans leur diversité, ces forces doivent débattre publiquement car l'émancipation de notre peuple ne peut être que son ouvre propre. C'est pourquoi nous invitons les citoyens tout à la fois à se rassembler sur ce qui les unit, à débattre sereinement de ce qui fait discussion et à engager l'action sur les plans social, civique et politique.

C'est à ces conditions que, porté par le rassemblement populaire, émergera le jour venu un nouveau Conseil national de la Résistance digne de son illustre devancier. Seule cette alliance pluraliste pourra faire vivre la France Indépendante et la République Sociale pour que reviennent des «  Jours heureux  ».

Par l'action unie et le débat des citoyens, construisons les bases d'un nouveau Conseil national de la Résistance préparant la renaissance républicaine de notre pays !

Multiplions les initiatives à l'occasion du 70 e anniversaire du Conseil national de la Résistance  !

Réveillons la mémoire collective anesthésiée par la propagande des grands médias inféodés aux groupes financiers qui les ont accaparés !

· Les Club penser la France (CPF)

http://www.penser-la-france.asso.fr/

· Le Mouvement politique d'émancipation populaire (M'PEP)

http://www.m-pep.org/

· Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF)

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/

 

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LE PRCF S'ADRESSE AUX MILITANT(E)S DE FRANCE

QUI VEULENT RECONSTRUIRE UN VRAI PARTI COMMUNISTE

 

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Qu'est-ce que le Front Syndical de Classe ?

Présentation du Front Syndical de Classe

 

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Pouvoir d'achat des fonctionnaires fin 2012

Pouvoir d'achat des fonctionnaires fin 2011

 

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